A la poursuite de TypiqueULB

TypiqueULB est le phénomène internet du moment. Avec 4221 fans Facebook et 1947 followers sur Twitter, le compte lancé en décembre dernier a créé le buzz, en jouant sur les défaillances de l’ULB et des petites habitudes de la vie estudiantine. Qui ne s’est pas un jour demandé qui se cache derrière TypiqueULB?  LaPige l’a rencontré.

 

 

« Tout ce que les gens pourront savoir c’est que je suis un gars, que je travaille tout seul sur ce projet et que je suis étudiant à l’ULB« . Le ton est lancé, l’identité de l’instigateur de TypiqueULB restera secrète. Un peu comme Batman ou Superman, il passe inaperçu dans la vie de tous les jours. Il est peut-être derrière vous dans la file du Kafkaf, il étudie peut-être  à côté de vous à la bibliothèque, ou danse au même TD que vous. « Je pense vraiment que le mystère aide à la réussite de la page Facebook et du compte Twitter. Les gens n’ont pas vraiment envie de savoir qui je suis en fait. Ça donne l’impression que cela peut être n’importe qui de l’ULB. TypiqueULB, c’est n’importe quel étudiant en général et ce qu’il se passe sur la page, c’est ce que n’importe quel étudiant pourrait vivre. Chaque étudiant peut se projeter dans TypiqueULB« .

Cette idée lui est venue en tombant sur des pages Facebook et comptes Twitter non officiels d’universités américaines sur lesquels des anecdotes circulaient. « Je me suis alors rendu compte qu’il n’y avait pas de page étudiante non officielle à l’ULB,  et qu’en plus, il y avait moyen de se baser quasi uniquement sur les anecdotes, pour seulement un certain temps mais quand même, il y a tellement de choses qui se passent ici et qui sont typiques de l’ULB« . TypiqueULB, ça sonne plutôt pas mal. Pourtant, il avoue avoir voulu changer le nom: « C’est parti d’un  délire. J »étais derrière mon ordinateur et j’ai créé un compte Twitter mais sans vraiment y croire et voilà c’est comme ça que j’ai créé « TypiqueULB ». Après deux semaines, je me suis dit que ce titre n’était pas super et j’ai voulu le changer mais après 100 « j’aime » sur la page Facebook on ne peut plus le faire« .

TypiqueULB  fonctionne notamment grâce aux contributions des étudiants. « Les gens envoient beaucoup ce qu’ils vivent, mais concrètement, j’ai mes propres trucs pour essayer d’être créatif, ce n’est pas facile tous les jours. Je ne mets jamais ou rarement un profil ou un tweet sur un coup de tête, car c’est le bide assuré. J’ai une réserve  de posts qui sont en gestation. C’est du travail car il faut réfléchir à ce que les étudiants vivent en général, pour toucher le plus grand monde, leur permettre de s’identifier et rester pertinent.  » et « Toutes mes idées sont le résultat de plusieurs d’années de fréquentation quasi quotidiennes du campus. Un étudiant en première année ne va certainement pas tout comprendre« . Il sourit quand il évoque des projets similaires qui ont germé un peu partout en Belgique de TypiqueULG à TypiqueSTIB ou TypiqueSNCB. « Ça, c’est bien marrant« .

Si le projet ne pourra pas continuer éternellement (« tu a beau être créatif, au bout d’un moment tu puises tout ce que tu peux publier« ), il explique réfléchir à d’autres projets : « Je ne peux pas en parler maintenant. Ce sera une autre monture mais dans le même courant« . Tant qu’il continue à nous faire rire des petits couacs et de nos propres contradictions, ça nous va !

Typique ULB sur Facebook.

Typique ULB sur Twitter.

Camille Wernaers

 

 

 

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