La vengeance après la mort

Arthur Kipps (Daniel Radcliffe), jeune notaire londonien, se rend dans le village de Crythin Gifford pour régler la succession d’une notable récemment décédée… Dès son arrivée, il doit faire face à la mort de nombreux enfants et aux secrets bien gardés des villageois. Et à cette dame en noir qui hante l’impressionnant manoir, se rapprochant chaque jour davantage. Arthur franchira la limite, il le regrettera amèrement… Le dernier film de James Wathkins, La dame en noir, saura-t-il vous faire bondir de votre siège?

 

 

Voyage dans le temps pour se retrouver plongé au début du dix-neuvième siècle dans l’Angleterre profonde avec son brouillard ambiant. Un petit air de « Sleepy Hollow » mettra le spectateur en alerte. Des villageois taiseux, taciturnes, renfermant d’impénétrables secrets, qui repoussent toute personne étrangère et une étrange brume entourant cet imposant manoir où rôde la dame en noir. Dans cet aura macabre, Arthur Kipps doit se faire une place pour pouvoir accomplir son travail de notaire et régler la succession de la défunte, propriétaire du manoir.

Tous les éléments sont réunis pour un bon film d’horreur à l’ancienne. Vous sentirez le suspense monter et vous devinerez l’arrivée d’éléments effrayants, mais vous sursauterez malgré tout. Au point que le film est d’ailleurs interdit au moins de 12 ans. Même si le début est assez lent et tiré en longueur, une fois lancée, l’histoire vous tiendra en haleine. Quant à la fin, elle laisse perplexe car le film laisse beaucoup de questions en suspends. Comme une bonne histoire de Stephen King mais avec le risque de laisser trop d’interrogations aux spectateurs. Ce qui ne rend pas réellement hommage au roman de Susan Hill, « The Woman in Black » (paru en 1989 et réédité pour la sortie du film) qui, lui, développe l’histoire d’une toute autre façon, ne laissant pas vraiment de fin ouverte.

Daniel Radcliffe sort enfin du rôle d’Harry Potter, petit sorcier à lunettes, pour interpréter un très jeune papa perturbé par la mort de son épouse. Il reste cependant dans un univers qui lui est familier : sombre, fait de secrets et d’évènements surnaturels. L’acteur affiche toujours cet air réservé par rapport aux aventures terrifiantes qu’il vit mais son avenir dans le cinéma semble sur de bonnes voies.

Le réalisateur, James Wathkins, a réussi son pari avec ce film de fantômes angoissants et « so british ». Mais il dépasse aussi les simples conventions du film d’horreur et aborde le chagrin incommensurable dû à la perte d’un proche. Côté production, c’est la boîte anglaise Hammer qui effectue son grand retour après 30 ans de silence et de nombreuses productions fantastiques à succès dans les années soixante.

 

 

Crédits photos: Kinepolis Film Distribution

A découvrir le 14 mars prochain en salle.

 

http://www.whatdidtheysee.com/

Cassandre Burnier

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