Un parking vélos haute sécurité à l’ULB

Depuis le lundi 6 février, le personnel et les étudiants de l’Université Libre de Bruxelles peuvent garer leur vélo dans un parking sécurisé à l’entrée du campus du Solbosch. Cette mesure sert à diminuer les vols de vélos et à inciter les gens à utiliser ce mode de transport pour venir à l’ULB.

Deux vélos. Voilà ce qu’on pouvait apercevoir en se rendant ce lundi dans le tout nouveau parking de vélos couvert, construit à l’entrée du campus du Solbosch. Encadré par des grilles vertes, surveillé par une caméra et un agent de la Surveillance générale de l’ULB, ce parking augmente le nombre d’emplacements pour vélos sur le campus de 145 à 345 places, (dont les 200 nouveaux postes sécurisés).

 

 

 

 


Depuis plusieurs années, des vélos ont été volés sur le campus. Selon Alexandra Demoustiez, responsable de la Coordination environnementale de l’ULB, « un réseau organisé composé de deux personnes » est responsable de vols des vélos. Chaque semaine, environ trois vélos sont volés avenue Paul Héger. L’ULB a donc réagir par la création de ce premier parking vélos sécurisé, dont l’ouverture était déjà prévue pour la rentrée académique 2011/2012. Une autre motivation à sa construction était d’inciter les gens à venir à vélo à l’université. L’ULB poursuit en effet une philosophie environnementale engagée. Au sein de la communauté universitaire des initiatives telles que le covoiturage ou une Cellule Mobilité ont été mises en place pour motiver les gens à respecter davantage l’environnement et à diminuer la pollution.

Le personnel académique et les étudiants ont depuis le 6 février accès au premier parking vélos de 7 heures du matin à 20 heures avec soit un badge, donc la carte d’appartenance au corps universitaire, soit avec la carte d’étudiant, qui doit être activée avant l’usage. Pour cette activation, qui se fait gratuitement, l’étudiant doit envoyer un message électronique à la Surveillance générale de l’ULB. Cependant, « attacher son vélo reste important pour éviter que quelqu’un entre avec un vieux vélo et sorte avec un nouveau », précise Alexandra Demoustiez.

La Coordination environnementale de l’ULB organise dès ce printemps une série de projets afin de promouvoir un engagement en faveur de l’environnement. Ainsi, durant la semaine européenne de la mobilité, elle prépare une campagne sur la mobilité à vélo. Un autre projet sera organisé par l’ULB en coopération avec Pro-Vélo pour rapprocher les gens qui sont moins habitués à rouler à vélo sur des routes fréquentées. « Il s’agit d’encadrer les gens, de leur donner une formation d’environ 2 heures, une sorte de « coaching » », explique Alexandra Demoustiez. « Bike to work » est un troisième projet en élaboration. « C’est un genre de concours inter-entreprises lié à un logiciel en ligne. Toute personne en vélo peut noter sur le site quand elle arrive à vélo à l’entreprise. Il s’agit donc d’un challenge entre les différentes entreprises participantes. »

La Vrije Universiteit Brussel (VUB) semble d’ailleurs plus avancée en ce qui concerne les aspects techniques liés au vélo. VOOT, un atelier vélo, sert à mieux connaître le vélo, à le réparer soi-même dans le cas échéant. « L’ULB envisage d’installer un tel atelier sur le campus du Solbosch », affirme Alexandra Demoustiez. Cette idée n’est d’ailleurs pas nouvelle. Vélo Campus, association au sein de l’ULB qui favorise la mobilité à vélos, prévoyait déjà la création d’un tel atelier. Cependant, le manque de financement d’un employeur à mi-temps et donc l’absence d’un choix politique de la part de l’Université a fait que le projet n’a pas été déposé à la Coordination environnementale. Selon Philippe Delchambre, responsable de Vélo Campus et militant cycliste à l’ULB, « une étude a analysé le nombre de cyclistes à l’Université Libre de Bruxelles. Environ 10 % de l’ensemble des gens qui fréquentent l’Université viennent à vélo ».

L’augmentation des emplacements pour vélos au campus du Solbosch est un pas incontournable pour assurer une bonne mobilité. Pour encore mieux accueillir tous les cyclistes, Alexandra Demoustiez veut améliorer certains anciens postes de vélos. Les vieux emplacements dans l’avenue Héger seront enlevés ou adaptés et quelques uns créés à d’autres endroits.

Si le parking sécurisé, construit pour environ 225 000 euros (hors TVA) par l’ULB, s’avère un succès, l’Université envisage de construire des parkings sécurisés similaires sur le campus de la Plaine. C’est vrai qu’il a fait froid ces derniers temps. Voilà peut-être pourquoi seulement deux vélos étaient surveillés ce lundi. Mais qu’il pleuve, neige ou vente, votre vélo sera désormais bien surveillé.

Nadine Gautier

Photos:  Camille Wernaers

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