Les étudiants sans-papiers à l’ULB

Ce midi, il fallait montrer un laissez-passer pour accéder aux restaurants universitaires. En effet, la frontière entre le bâtiment F et les autres parties de l’université était fermée. Un groupe d’étudiants accompagné par des sans-papiers sensibilisaient les passants aux problématiques migratoires. Ils rappelaient que plus de 30 000 personnes sont enfermées chaque année dans 250 centres fermés en Europe, pour le simple fait qu’ils ne sont pas nés sur le sol européen.

Ils distribuaient un manifeste qui était aussi un titre de séjour provisoire, pour une durée de deux heures. Les étudiants qui voulaient aller manger devait le montrer à chacun de leur passage pour pouvoir entrer. Ceux qui n’avaient pas ce papier, ni leur carte d’étudiant, se voyaient demander s’ils avaient des proches qui étudiaient à l’ULB, ou s’ils avaient d’autres preuves qu’ils y étudiaient. Une bonne manière de nous mettre dans la peau d’un sans-papier, et de montrer la difficulté de ce « statut ». D’ailleurs, on aura remarqué que certains abandonnent l’idée d’entrer dans le bâtiment, ou tentent même de passer illégalement la frontière !

 

 

 

 

Ce soir, une conférence aura lieu sur le thème « Sans Papiers, Sans Droits ? « , organisée par Amnesty ULB. Une assemblée populaire aura lieu le 17 décembre et le 18 décembre se tiendra un rassemblement contre l’ouverture d’un centre fermé, « Le Caricole » (sic), à Steenokkerzeel.

 

Camille Wernaers

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