A l’ULB, on ne boit pas que de la bière

Déguster du vin avec du chocolat. C’est l’idée originale proposée par le cercle œnologique de l’ULB ce dimanche 27 novembre. Ce cercle s’est formé il y a trois ans déjà, au départ de la faculté d’architecture. Fabrizio Bucella, président du BEA, mais aussi grand  fan de vin et sommelier, en fait partie et anime les séances, qui ont lieu le plus souvent le mercredi soir. Quand il rencontre Gaëtan Desneux, ancien étudiant en architecture aujourd’hui reconverti dans le chocolat,  une idée naît. Pourquoi ne pas organiser une soirée de dégustation de vins et de chocolats ? A La Pige, on le sait, on aime prendre des risques. On n’a donc pas hésité à participer à la soirée. Compte-rendu.

Pour 10 euros, les participants ont l’occasion de goûter quatre chocolats différents avec six vins. Chaque participant s’installe devant un verre vide et un carré de chocolat. Pas facile de résister. On nous apprendra plus tard qu’il s’agit d’un très mauvais chocolat, puisqu’il est appelé « noir » alors qu’il contient plus de sucre que de chocolat.

 

D’autant plus que la soirée commence par une présentation du cercle œnologique, dont la maxime est « hâte-toi lentement ». En effet, il faut du temps et de la patience pour bien pratiquer l’œnologie. Chacun a déjà été confronté à la nécessité de parler du vin qu’il vient de goûter, d’exprimer des émotions par rapport à un verre. L’œnologie nous apprend à parler du vin.  Chaque séance commence par une citation, le principe est d’apprendre en s’amusant, et comprend une partie théorique, et des « TP gustatifs ». Un historique du chocolat suit. On sort les slides, l’ambiance se fait studieuse. On apprend par exemple que le mot chocolat signifie « cadeau des dieux » en latin.  Le chocolat était à l’origine une boisson mousseuse épicée, qui servait de monnaie locale, d’offrande aux dieux mais aussi de médicament. Ce n’est qu’au 19ème siècle qu’il devient un aliment solide.

 

 

L’exposé théorique se termine par une explication des différentes manières d’analyser le chocolat et le vin.

 

Comment analyser le chocolat

Comment analyser le vin

 

Une des constantes de la soirée fut de montrer que tout le monde peut pratiquer l’œnologie. On la pratique avec un maximum de 80 à 100 mots. Mais le vocabulaire seul ne suffit pas, il faut surtout beaucoup de pratique.

 

Hâte-toi lentement

 

Et la pratique, la voilà qui commence justement. On sert les verres et on distribue le chocolat. La dégustation commence par un rosé pétillant et du chocolat noir, à 53% de cacao.

 

 

Ensuite, nous avons pu goûter le Beaujolais nouveau, tout juste sorti des fûts. Il était accompagné d’un chocolat au lait. Découverte de l’odeur de ce vin, qui s’approche notamment de celle de la banane.

 

 

De l’importance de l’odorat

 

 

 

 

 

Suivi par un vin blanc liquoreux, bu avec du chocolat noir, plus fort.

 

 

 

 

On trinque avec la pige !

 

La dégustation se termine par un vin très fort, qui se rapproche encore plus de la liqueur, près de 20% de degré d’alcool. Il est accompagné d’un chocolat très noir.

La soirée allant, nous recevons même les confidences d’un vampire:

J’ai baptisé

Quand on vous disait que LaPige prenait des risques…

Le prochain  rendez-vous gustatif aura lieu en avril.

 

 

Camille Wernaers