Occupy ULB

On vous parlait récemment de l’occupation du rectorat par les étudiants membres de la FGTB. Cette occupation s’est terminée par un rendez-vous entre les autorités académiques et les étudiants, qui manifestaient leur mécontentement contre des mesures jugées discriminantes à l’égard des étudiants étrangers, mais aussi contre l’augmentation du coût du minerval. Ce n’est pas fini. Les étudiants ont décidé de s’organiser. Ce jeudi 17 novembre, c’est sous l’appellation « OccupyULB » qu’ils entendaient  dénoncer le fonctionnement élitiste de nos universités. Un microphone était laissé ouvert pour que chacun puisse s’exprimer. Ensuite place au vote (les étudiants utilisaient la même gestuelle que les Indignés), il a été décidé que les étudiants se retrouverait lundi, à 13h sur l’Avenue Paul Héger.

 

 

 


 

OccupyULB, le nom n’a bien sûr pas été choisi au hasard. Un peu partout dans le monde, des jeunes et des moins jeunes occupent des places pour protester contre les inégalités économiques et sociales, et notamment le fait que les 99% de la population subissent les erreurs de 1% de la population, celles des grands banquiers et des spéculateurs. C’est pour cela que le slogan « Nous sommes les 99% » est souvent utilisé par les manifestants. Les manifestants du mouvement mondial Occupy militent donc pour plus de justice sociale et pour une démocratie directe. Ce mouvement, qui s’inspire du Printemps Arabe, a commencé le 30 juillet 2011 à Kuala Lumpur, avec Ocupy Dataran, avant de se propager à New York, San Fransisco, mais aussi Paris ou Bruxelles. Les membres sont extrêmement actifs sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook. Des manifestations qui ne se sont pas passées sans heurts avec les autorités.

 



Au niveau des universités, les manifestants dénoncent que les politiciens aient préférés sauver les banques plutôt que de trouver de l’argent pour l’enseignement. Ils expliquent notamment que la part du PIB belge consacré à l’enseignement est aujourd’hui de 5,5% alors qu’il était de 7% dans les années 80, ce qui représente un manque à gagner de 6 millions d’euros. Six millions d’euros manquent alors que nos auditoires et les kots sont surchargés et en mauvais état, que le personnel diminue mais que le nombre d’étudiants augmente. Une situation paradoxale.

Camille Wernaers

 

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