Immortals, croire aux dieux puis mourir

LaPige a pu voir en avant-première le dernier film des producteurs du très viril 300 et du réalisateur Tersem Singh, qui a notamment réalisé le clip Loosing My Religion de R.E.M. Mickey Rourke (très effrayant dans son casque de scarabée), Stephen Dorff,  Henry  Cavill (qui jouera le prochain Superman), Luke Evans et Freida Pinto en sont les principales têtes d’affiche.

Le pitch ? Les armées du sanguinaire Roi Hypérion dévastent la Grèce, en semant la mort dans chaque village. Son but est de libérer les Titans pour détruire les dieux de l’Olympe et le peuple hellénique, puis toute l’humanité. Rien que ça.  Thésée, dont la mère a été tuée par Hypérion, décide de monter une armée pour se venger et arrêter le Roi despote. C’est le début d’un dilemme pour les dieux de l’Olympe. Aider Thésée ou le laisser se débrouiller seul ? Le film met donc en scène les héros de nos cours de latin-grec, Thésée, Zeus, Phèdre, Poséidon, Athéna, les Titans…

 

 

L’histoire est captivante. Les histoires mythologiques ont tout pour plaire, elles sont d’ailleurs faites pour cela, et c’est ce qui explique qu’elles aient survécues jusqu’à aujourd’hui. Guerres, fraternité, amour, doute… Tout est réuni pour nous faire passer un bon moment. Les scènes de batailles sont vraiment bien foutues et très stylisées (on pouvait s’y attendre étant donné le pédigrée du réalisateur), spécialement celles mettant en scène les dieux. Les paysages et décors sont aussi très bien choisis. Le film nous fait voyager à travers la Grèce. Les effets spéciaux sont réussis, même si on peut à nouveau douter de l’intérêt de la 3D, pas encore vraiment au point.  On a particulièrement apprécié le mythe du fil d’Ariane revisité.

 

 

Dommage aussi que l’on sente beaucoup trop que l’histoire mythologique à la base du scénario soit « américanisée ». Les Grecs ont « créé » la diplomatie et la négociation, qui sont complètement tournées en dérision dans le film. Le seul personnage qui prône la discussion à l’air de ne rien comprendre à la situation (et meurt très rapidement, cela va sans dire). On nous fait bien comprendre que la discussion, c’est pour les « tapettes » et que les hommes, les vrais, n’hésitent pas à aller au combat en gueulant comme des demeurés et en étant fiers, en plus. Comme une justification à peine subtile de la guerre en Irak ?

 

 

La question de la foi est un autre aspect du film dans lequel on sent la « sauce américaine ». D’ailleurs, le héros ne croit pas aux dieux au début du film mais changera très vite d’avis pour essayer de convaincre le seul personnage qui ne croit pas aux dieux et qui est lui aussi tourné en dérision… et meurt très rapidement, cela va de soi.  Mais attendez, c’est parce que c’est le même personnage qui prônait la discussion. Incroyant et pacifiste, il n’avait vraiment rien pour lui celui-là. Heureusement qu’il meurt vite.

 

 

Juste une question : le gros plan sur les fesses de la seule femme qui joue un personnage principal du film était-il obligatoire ? Est-ce pour rassurer les inconditionnels du genre ? Poser la question, c’est déjà y répondre mais il faut avouer qu’il tombe comme un cheveu dans la soupe. De plus, n’exagérons rien, il y a en fait… Deux femmes importantes dans le film. Bel effort.

 

 

Allez voir Immortals pour passer un bon moment cinéma et en prendre plein les yeux. A voir dans les salles dès ce mercredi 30 novembre.

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=g2CiC4bECpI

 

Site officiel.

 

Camille Wernaers

Crédits photos: BELGA Films

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