Contagion : Laissez-vous contaminer

Depuis quelques temps, on le sait : un virus pourrait anéantir l’être humain. Les récentes épidémies de Sras ou de la grippe H1N1  nous ont mis en garde. Un virus peut provoquer une épidémie mondiale de part les voyages entre continents et le commerce entre pays. C’est sur cette peur que joue Steven Soderbergh, déjà réalisateur du très sobre Trafic, sur les narcotrafiquants mexicains.

Dans Contagion, on retrouve cette même sobriété dans l’histoire d’une épidémie causée par un virus extrêmement dangereux et rapide. Pas des zombies hurlant dans les rues, pas de giclées de sang à tout va, on est très loin d’un film d’horreur classique. Contagion, c’est d’abord un scénario très réaliste et qui n’en est donc que plus effrayant.  C’est aussi une bande originale recherchée qui nous plonge un peu plus dans l’angoisse qui accompagne le film.

Pas de zombies ou de monstres donc, car ce qui est le plus dangereux lors d’une telle épidémie, outre le virus lui-même, ce sont les autres êtres humains. Alors que l’épidémie en est à son point culminant, Soderbergh nous montre une société très peu solidaire, en proie à la panique et aux pillages. Le « chacun pour soi » et l’individualisme deviennent les seules attitudes possibles alors que les contacts humains sont à éviter à tout prix, pour ne pas risquer d’être contaminé.

Le réalisateur n’hésite pas non plus à nous plonger en plein scandale pharmaceutique, avec le personnage du journaliste freelance (joué par Jude Law) et les petits privilèges accordés aux membres du gouvernement.

Un des plus du film, c’est bien évidemment l’affiche. Matt Damon, Gwyneth Paltrow, Jude Law, Laurence Fishburne, Kate Winslett, Marion Cottilard, rien que ça. L’action suit chacun de ces personnages, de New York à Paris. Mention spéciale au journaliste qui utilise son blog pour révéler ses informations. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un si bon suivi des évolutions inhérentes au journalisme dans un film.

Contagion est un bon film, rythmé juste ce qu’il faut.  En commençant au jour deux de l’épidémie et en remontant petit à petit jusqu’au premier jour, Soderbergh nous tient en haleine et ne nous donne pas directement toutes les cartes en main. Une bonne idée.

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=vnbZGgp8CQQ

 

Camille Wernaers

 

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