Deux vampires à Bruxelles (non, ce n’est pas un poisson d’Halloween)

On m’avait dit de prendre de l’ail et un crucifix. Mais à La Pige, on n’a pas peur de grand-chose. C’est donc armée d’un stylo et d’un carnet que je me suis rendue à la conférence de presse pour la sortie du quatrième film de la saga vampirique Twilight, « Breaking Dawn ». Robert Pattinson et Ashley Greene se sont déplacés jusqu’à Bruxelles pour discuter du film. Compte-rendu (spoiler inside).

10H40, avec 10 minutes de retard mais un peu comme Halloween en avance, voilà Robert Pattinson et Ashley Greene qui entrent dans la salle de l’Hôtel Amigo (et pas Sarkozy et Merkel, dommage). Ashley est très élégante dans une petite robe bleue du meilleur effet. Robert, lui, paraît fatigué. Il s’en expliquera d’ailleurs : « je viens de me réveiller, je rêve encore là !» (aaah, c’est pour ça tout ce retard).

Les deux acteurs sont donc là pour faire la promotion de la première partie (le quatrième film) de la fin de la saga Twilight: Breaking Dawn (qui a été coupée en deux, officiellement pour des raisons scénaristiques, officieusement, on s’en doute, pour nous faire dépenser un peu plus d’argent).

 

 

Le quatrième tome de la saga de Stephenie Meyer  voit l’évolution du couple composé de Bella et du vampire Edward. De la romance et de l’action pour un livre (et donc un film) que certains estiment plus mûrs, avec  notamment une première scène d’amour très attendue par les fans. Etonnement, ce n’est pas la scène préférée de Robert, qui lui préfère l’accouchement de Bella. Une scène qui dans le livre n’est pas des plus calmes.  D’ailleurs, Robert explique avoir été recouvert d’une espèce de fromage à la crème, chargé de jouer le rôle du placenta, « à un moment, avec du fromage plein le visage, je me suis demandé : quel genre de film est-on en train de tourner (rires) ». Devant la moue dégoûtée d’Ashley, un changement de sujet est le bienvenu. Pour Ashley, la plus belle scène du film est celle du mariage. Une scène qui aura eu du mal à être tournée dans le secret, « des gens se cachaient dans les buissons pour apercevoir Kristen en robe de mariée » sourit Robert.

Est-ce que jouer dans ces films a permis à Robert de mieux comprendre les femmes ? « Oh non, quand on voit Bella, on ne peut que se dire qu’elle prend des décisions folles. Donc si ces film m’ont appris quelque chose sur les femmes, c’est qu’elles sont folles (rires). Ca me donne juste envie d’abandonner (rires) ».

 

 

A la question de savoir ce qu’ils garderont, et ne garderont pas, de leur personnage respectif, Ashley estime qu’elle aimerait « savoir organiser une fête comme Alice », mais plus sérieusement, qu’elle aime « son optimisme ». Au contraire, elle n’aime pas le fait qu’Alice boive du sang et « a le don de voir le futur. Beaucoup de choses qui nous arrivent sont belles, parce qu’on ne savait pas qu’elles allaient nous arriver ». Robert, lui, outre le point positif de ne pas faire l’amour avant le mariage (« oh mon dieu, je ne peux pas dire ça » (rires)) estime qu’Edward « veut trop contrôler les choses, montrer qu’il est le boss. Et justement, ce quatrième opus est intéressant parce qu’il arrête de se comporter comme cela ».  Même s’il avoue aussi qu’il ne comprend pas pourquoi tellement de femmes estiment qu’Edward est « l’homme parfait. Ce n’est absolument pas le cas ».

Pour chaque film, un autre réalisateur, n’est-ce pas embêtant ? Selon Ashley, « cela permet d’à chaque fois retravailler les personnages ».  Pour Breaking Dawn, c’est Bill Condon, déjà réalisateur de Chicago, qui s‘est attelé à la tâche. A ce propos, Robert explique que « Bill est quelqu’un de très sensible, qui a su se concentrer sur le ressenti de Bella. Il s’est d’ailleurs vraiment mis dans la peau d’une femme pour réussir à réaliser le film (rires). Mais à coté de cela, il y a eu des débats sur des questions controversées ».

L’occasion est aussi donnée de parler un peu du passé. Robert avoue ne pas s’être douté du succès du premier film. « C’était un film à petit budget. Et j’étais terrifié quand j’ai commencé ce film, qui était mon premier film américain. Je me rappelle m’être isolé trois mois pour me mettre dans le rôle d’Edward ». L’acteur affirmait aussi dans ses toutes premières interviews avoir très peur des fans, surtout de celles qui criaient à son passage. « Je ne savais pas ce qu’ils voulaient de moi, je me demandais ce qu’ils voulaient. Avant de me rendre compte qu’ils ne voulaient rien». « Non, au contraire, ils te donnent beaucoup » réagit Ashley. Ce qui a été dur pour Ashley au début, « c’est qu’il fallait entrer dans la peau de personnages préexistants puisqu’ils viennent de livres très appréciés. Il faut donc être accepté par les fans, cela met une pression supplémentaire ».

 

Quant à une hypothétique suite aux livres et aux films, Ashley explique que c’est du ressort de Stephenie de continuer, avec peut-être d’autres personnages, mais qu’en ce qui la concerne, la saga Twilight, c’est fini.  Robert enchaîne : « le titre veut tout dire, Breaking Dawn (Révélation). Si elle devait réécrire quelque chose, cela deviendrait Breaking Dawn Again ».

Les deux acteurs avouent ne pas encore avoir eu le temps de visiter Bruxelles. Une des journalistes demande à Robert s’il veut bien visiter la ville, uniquement avec elle et des gaufres. Il s’en sort par un pirouette en répondant qu’il ne sait pas ce qu’il y a à son planning ce soir, qu’il sait juste où est son pique-nique pour son midi (bien joué !). Il avoue quand même avoir regardé par la fenêtre ce matin en se disant «  voilà une vieille église bruxelloise, et voilà un dépotoir bruxellois… honnêtement je ne sais pas ce qui ne va pas avec moi (rires) mais j’adorerais visiter Bruxelles, oui ».

Après une demi-heure de question, la conférence est déjà finie. Les acteurs s’en vont, ils ont rendez-vous plus tard dans la journée avec les fans qui ont gagné les concours organisés. Au programme notamment, la diffusion d’extraits inédits.  On leur souhaite quand même de trouver le temps de visiter la ville. Il faisait froid et plutôt pluvieux aujourd’hui. Une météo qui rappelle celle de Forks, pas de risque d’être trop dépaysés (ou de scintiller..).

 

 

Voir la bande annonce:

httpv://www.youtube.com/watch?v=vbU9s6nkLeY

 

Crédits photos: www.agencepeps.be

Camille Wernaers

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