Quand le troisième type rencontre le bon, la brute et le truand

Pour terminer cet été marqué par le mauvais temps et les sorties de films ayant l’air tout aussi mauvais, Lapige.be se penche sur Cow-boys versus aliens (envahisseurs en français, on ne sait pas pourquoi). Surfant toujours sur la mode geek, ce crossover (mélange de deux univers différents) aurait pu nous étonner, nous faire rire ou nous divertir mais ce n’est pas le cas. On s’ennuiera donc pendant deux heures devant ce film au vide intersidéral.

Après E.T., on se dit que Spielberg ne devrait plus réaliser de films avec des extra-terrestres, ni en produire ! Si La guerre des mondes et le dernier Indiana Jones étaient vraiment nuls, c’est hélas la même constatation pour ce film de Jon Favreau (à la filmographie plus que médiocre). Pourtant, tout commençait bien avec une belle brochette d’acteurs : Daniel Craig plus plausible en hors-la-loi bourru qu’en espion de sa Majesté, Harrison Ford en faux-aigri, beaucoup d’autres visages connus et talentueux et Olivia Wilde… Son rôle était une surprise, pas dans le bon sens du terme et on rigole bien en apprenant l’histoire de son personnage. L’histoire en elle-même avait son petit quelque chose pour plaire aux amateurs de science-fiction et de westerns (ça existe, j’en suis la preuve) mais passé les dix premières minutes, on redevient vite sceptique jusqu’à la fin du film.

Tout commence quand Jake Lonergan se réveille amnésique dans le désert avec un curieux bracelet autour du poignet. Et s’il ne sait plus grand-chose, il casse tout ce qu’il croise, surtout avec son jouet extra-terrestre. On en arrive très rapidement à une banale histoire de méchants monstres kidnappant des humains et des vaches pour faire des vilaines choses avec et nos gentils bras-cassés pour libérer la veuve et l’orphelin et sauver le monde, accessoirement. Et que des êtres qui maîtrisent le voyage dans l’espace ne soient que des méchants pas beaux voulant nous détruire à coup de griffes est aussi crédible que le jeu des acteurs, c’est dire. La plupart des clichés des blockbusters sont là mais le manque de profondeur du scénario, des personnages et des situations font passer le film pour un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en cinéma.

En fait, plutôt que de viser les geeks ou les amateurs de différents genres cinématographiques, on se dit que Cow-boys versus aliens cible les enfants, de par son faible scénario ou son manichéisme primaire mais avec des explosions en HD. Le tout rate son objectif et on n’y croit pas une seconde, faisant de ce film un nanar pur et dur, mais qui aura coûté des millions !

 

 

http://www.cowboysandaliensintl.com/intl/fr/

Cédric Dautinger

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