Les super-héros ne prennent pas de vacances!

Après les origines des X-men, La Lanterne Verte est dans nos salles obscures et en attendant The Dark Knight rises, le dernier Batman de Nolan, c’est au tour d’un autre héros emblématique des Etats-Unis de venir essayer de nous divertir sur grand écran : Captain America. Gros navet, divertissement potable ou chef d’œuvre du septième art ? On hésite entre les deux premiers.

A moins d’avoir passé les quelques dernières années dans une grotte (mais pas la batcave), vous n’avez pas pu louper la déferlante de films retraçant les aventures des héros et héroïnes en collants. Pour oublier les calamités que sont les adaptations du frelon vert, Thor et de Green Lantern, penchons-nous sur Captain America, culte aux USA depuis son invention pour servir la propagande américaine de la Seconde Guerre Mondiale, mais beaucoup moins connu et populaire (patriotisme oblige) dans nos contrées. Ressuscité par Marvel dans les années soixante, d’où les clins d’œil dans l’introduction et la scène finale du film, Captain America est en effet une véritable institution aux Etats-Unis.

On ne s’étonnera pas des faiblesses du scénario qui tient en quelques mots. Un gentil doit empêcher un méchant de détruire le monde civilisé.

Bon d’accord, voici la version longue. En pleine Deuxième Guerre Mondiale, le jeune Rogers Steven veut s’engager dans l’armée pour combattre les forces de l’Axe en Europe mais il ne peut pas car il est petit, maigrichon, asthmatique, faible… Un scientifique le sélectionne par hasard pour son projet ultra secret et  le gringalet devient grand, musclé, plein de souffle, puissant… Le surhomme américain, d’abord cantonné à la promotion des bons de guerre ne tardera pas à affronter, non pas les nazis, mais un ennemi de la liberté encore plus puissant : l’organisation mondiale secrète Hydra (qui a son propre salut nazi avec deux bras levés pour montrer qu’elle est deux fois plus méchante). Et le méchant crâne rouge (un surhomme germanique, alias Schmidt mais prononcez-le Smith, ceux qui comprendront gagnent mon respect) avec ses armes de destruction massive devra être arrêté avant d’avoir réduit la côte est des USA en cendres !

Plutôt adressé aux fans du super-héros ou aux fans de comics en général pour la Belgique, le film offre sans prétention un divertissement moyen où il ne faut jamais réfléchir. Dommage d’ailleurs que le budget ait été engloutit pour se payer des effets 3D miteux et des acteurs connus servant à démontrer que les Etats-Unis sont les meilleurs et les gentils. On évite les lourdeurs du genre comme les blagues idiotes, les combats interminables mais on retrouve des défauts bien connus comme le kitsch anachronique qui occulte les quelques bonnes idées pulp du film. Le manichéisme est également une déplorable facilité. On connaît le but premier de la création de Captain America, mais nous ne sommes plus en 1940…

Le site officiel.

Cédric Dautinger

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