Quand la Matrice rencontre la Quatrième Dimension : Source Code

Le soldat Colter Stevens reprend conscience dans un train en route pour Chicago alors que son dernier souvenir se situe à bord d’un hélicoptère en Afghanistan et qu’il ignore qui est la femme qui semble le connaître dans le wagon. Une bombe explose. Mais Stevens n’est pas vraiment mort dans l’attentat et un programme militaire ultrasecret va lui permettre d’être renvoyé dans les huit dernières minutes du passager du train pour déjouer un plan terroriste bien plus grand…

Un voyage virtuel dans le temps via un programme informatique surpuissant (et au service de l’armée US) pour déjouer les plans d’un terroriste en le démasquant dans sa première attaque dans un train… Et ce n’est qu’une partie du scénario de Source Code ! Duncan Jones fait fort en posant les bases de son film d’action sur celles de la mécanique quantique.

La mécanique quantique ?
Son principe utilisé par le film est simple à comprendre : lorsque nous effectuons un choix, nous en subissons les conséquences dans la réalité. Mais les choix que nous n’avons pas faits se produiraient également dans des réalités alternatives, créant d’autres univers avec des vies différentes. Si vous choisissez de regarder le foot plutôt que de réviser, vous allez peut-être rater votre examen du lendemain mais une autre réalité prendrait en compte la possibilité que vous ayez choisi de réviser correctement.

Et Colter Stevens, incarné par un toujours très bon Jake Gyllenhaal, devra donc mettre à profit ces failles dans la réalité pour modifier le cours du temps mais aussi découvrir comment il s’est retrouvé là. Heureusement, le scénario est bien écrit et il n’est pas compliqué de comprendre comment fonctionne le code source et les interactions avec la réalité. Mais la fin laisse plus perplexe. On se pose des questions et les forums qui parlent du film démontrent que nous ne sommes pas les seuls. Dommage, l’excellent Inception faisait mieux dans le domaine.

Mais sans cette originalité, Source Code n’aurait été qu’un vulgaire film d’action américain (une sorte de remake de Speed). Le film n’est donc ni mauvais, ni exceptionnel, mais reste un bon divertissement d’une heure trente.

Site officiel.

Cédric Dautinger
Crédits Photos: BELGA

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