L’ULB et les partis politiques, une love story?

Alain Delchambre a été élu à la présidence du CA de l’ULB ce lundi. On pouvait lire dans Le Soir de ce mercredi qu’il comptait un allié de taille en la personne du président du parti libéral francophone belge, Didier Reynders. Pourquoi ? La Pige introduit les implications politiques agissant au sein de l’ULB.

Le président du MR, Didier Reynders, déclarait pour l’occasion dans les lignes du journal Le Soir (mercredi 19 janvier) qu’il « tenait à féliciter le nouveau Président de l’Université Libre de Bruxelles » car « Alain Delchambre a eu l’amabilité, en tant que candidat, de veiller à présenter au président du MR son programme pour l’institution ». L’article se concluait par une rumeur de couloir reprise ainsi : « Delchambre a peut-être promis de faire entrer les entreprises dans l’université ».

Des craintes fondées ? Elles sont en tout cas représentatives des inquiétudes d’une partie des représentants de l’ULB, plutôt de gauche sur l’échiquier politique. C’est en effet cette inclination politique qui domine à l’ULB depuis plusieurs années, au sein du CA notamment. On songe par exemple au perdant de l’élection : Fabrizio Bucella (échevin ixellois PS), qui n’avait pas obtenu le soutient du président du Parti Socialiste, Elio di Rupo, à cause de ses divergences d’opinion concernant la création d’un pôle montois universitaire. Une influence croissante de la droite, déjà présente en minorité, ferait craindre une certaine marchandisation de l’enseignement universitaire et une gestion de l’ULB comme une entreprise, avec des accords commerciaux à la clé.

Faut-il alors privilégier les représentants d’opinions socialistes ? Cette influence politique semble à première vue positive. Elle a certainement un impact sur la décision de l’ULB d’accueillir dans ses locaux des sans-papiers, de faire une déclaration dans la presse lorsqu’un étudiant est menacé d’expulsion immédiate ou de ne pas tailler dans les affaires sociales des étudiants en préservant les bourses. On pourrait même ajouter que cela aide pour les négociations de refinancement lorsque le PS occupe une place importante au gouvernement.

Mais rassurons-nous, le spectre politique au sein de l’ULB reste très large, que ce soit dans la délégation étudiante ou parmi les académiques. On retrouve ainsi des préférences affichées pour le PS et le MR, mais aussi pour Ecolo, le PTB ou le PP. La diversité fait la richesse et la seule question démocratique que nous posons est de savoir si ces partis politiques ont une influence directe sur certaines personnes qui nous représentent. Comptez sur nous pour enquêter !

Cédric Dautinger

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