Puggy : sortie d’un deuxième album réussi !

Puggy est le groupe belge qui monte en ce moment. Passages à Taratata, salles combles en France et en Belgique, pages Facebook dédiées au groupe,… les trois petits gars sont sur la bonne voie : celle du succès.

Attention, d’abord je dois vous prévenir que je suis une fan de la première heure (enfin, surtout de leur première prestation à la fête de la musique, en 2008). Mais justement, cela aurait fait de moi une critique encore plus enragée si le groupe avait foiré leur deuxième album. Ce qui n’est pas le cas. Vous voilà rassurés.

Alors, non promis, je ne reviendrai pas avec cette histoire mille fois rabâchée dans leurs interviews de « comment ils se sont fait connaître en jouant à Couleur Café, mais (malheur !), il y a eu un incendie donc on a passé en boucle leur concert. Oui mais voilà, Incubus, qui était en Belgique à ce moment-là, regardait la télé et les ont pris pour un groupe très connu puisqu’on ne passait qu’eux et leur ont proposé de faire la première partie de leur tournée européenne (ce qui bien sûr ne se refuse pas), et hop début de la gloire ».  Non non, pas de ça ici.

Parlons peu mais parlons bien. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore,  Puggy est un groupe belge composé du français Romain Descampe, du suédois Egil « Ziggy » Franzén (à prononcer, d’une voix criarde d’adolescente en chaleur : « Ziggyyyy »), et de l’Anglais Matthew Irons. Pourquoi se considère-t-il comme un groupe belge ? Tout simplement parce qu’ils se sont rencontrés et  ont commencé à jouer ensemble en Belgique.

Ziggy (« Ziggyyyyy ») est le batteur, Romain s’occupe admirablement bien de la basse et Matthew, ah Matthew, est le chanteur très doué de la formation (à noter qu’il manie aussi la guitare, et bien en plus).

Leur premier album, Dubois died today, est sorti en 2008, uniquement pour le marché belge. Avec des morceaux accrocheurs aux textes recherchés, c’est une vraie réussite. On peut y trouver de jolies balades (Times like this, Simple dreams), entre des morceaux plus pêchus, comme Burned ou Yeah Yeah Yeah. Un album qui fonctionne très bien en concert, et qui laisse  même la place pour quelques improvisations de la part de Matthew.

Leur deuxième album était donc attendu au tournant. Il n’a pas déçu. Sorti en octobre, en Belgique et en France cette fois (conquête de nouveaux marchés oblige), il signe un nouveau départ pour le groupe, plus glamour (il suffit de regarder les photos d’illustration de l’album) mais aussi plus décomplexé. Les textes sont toujours aussi intéressants, les morceaux fonctionnent toujours aussi bien en concert (j’ai testé !) et le groupe prend confiance. Ils ont même rajouté de légères touches de piano dans leurs chansons, pari osé s’il en est mais pari réussi. Ils ont pensé à tout le monde avec des morceaux pour danser (Teaser, Goddness Gladys, Something you might like, I do), des morceaux pour pleurer (snif) comme How I needed you ou She kick ass, et des morceaux pour rêver (Empty Street).

Une seule chose à dire encore : ils se classent eux-mêmes comme un groupe pop. Je veux bien les croire (ou peut-être que cette étiquette fait mieux vendre) mais pour moi, les longs solos de guitares, les cris  de Matthew et la tête de Ziggy à la batterie (terrible !) les rapprochent plus d’un groupe rock. Allez on dira que c’est un groupe pop-rock pour leur faire plaisir.

Plus d’info : http://www.puggy.fr (et pourquoi pas .be ?)

httpv://www.youtube.com/watch?v=B210vmrQ81I

Camille Wernaers

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